Je suis Charlie, mais je suis aussi tous les autres…
J'ai hésité à écrire cet article. Longuement. Comment trouver les mots pour traduire l'horreur, comment dire ce qui n'a pas déjà été dit, comment s'exprimer face à ces témoignages bouleversants qui se succèdent ?
Puis j'ai décidé de prendre mon clavier, d'abord en tant que jeune femme choquée par ces événements, puis - et surtout - en tant que citoyenne. Citoyenne française, citoyenne du monde. D'un monde libre et démocratique. Il n'y a pas de mots pour expliquer ce qui s'est déroulé, juste des condoléances à énoncer. Des manifestations à mener, des soutiens à exprimer. Et surtout, rester unis. Refusons nous de céder à l'amalgame, ce champ funèbre que tentent de nous souffler ces politiques véreux, ne respectant rien ni personne. Rendons leur hommage de la meilleure manière, soyons impertinents ! Et surtout, continuons leur combat. Celui pour lequel ils ont perdu la vie…
Avec Charlie, on se croisait, on se regardait furtivement. On se fleurait parfois, mais ça ne durait jamais longtemps. Je n'ai jamais émis l'acte d'acheter ce journal. Je souriais souvent, devant les "unes", bien que je ne sois pas adepte de l'humour Charlie Hebdo. Mais ils avaient le mérite d'exister, de contrebalancer le monde de la presse, lisse, uniforme et unidirectionnel. Ils n'étaient pas financés par la publicité, n'avaient pas des actionnaires millionnaires dans leurs rangs. C'était juste une bande de gars, un groupe de potes, qui s'amusaient à créer un journal. Rien de plus, rien de moins. Ah si, ils tentaient de faire passer un message aussi, même s'il ne pouvait pas toujours être très bien interprété, même par moi.
Ce message les a tués. Massacrés pour un coup de crayon. Exterminés pour avoir donné leurs avis, tels des parias. Non, encore pire. Assassinés en plein 11ème arrondissement de Paris, en pleine journée. Mais après tout, qu'importe le contexte, le résultat est malheureusement le même…
Ils n'ont pas tué Charlie. Ne leur donnons pas ce plaisir. Ils ne nous réduiront pas au silence. Mobilisons nous, montrons nous ! Crions, marchons, soutenons ! Cela ne les ramènera pas, mais nous devons afficher notre solidarité. Tentons de les rendre un tant sois peu fier, là-haut ou ailleurs.
Merci Charlie, pour tout. Nous ne vous laisserons pas mourir. Vous vivrez éternellement.
Je suis Charb, je suis Tignous, je suis Wolinski, je suis Cabu, je suis Honoré, je suis Bernard, je suis Ahmed, je suis Franck, je suis Elsa, je suis Michel, je suis Mustafa, je suis Frédéric, je suis Clarissa. Je suis Charlie.













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